Tests alimentaires : Cochons

Les cochons constituent un modèle idéal pour l’étude des régimes alimentaires des primates et notamment des homininés. En effet, les cochons et les homininés partagent une morphologie dentaire similaire (dite bunodonte) ainsi qu’une grande plasticité alimentaire.

Les essais alimentaires sur les cochons ont été menés dans le cadre de l’ANR Diet-Scratches et du projet région ALIHOM, à l’unité GenESI-INRA de Lusignan-Rouillé.

Les cochons ont été répartis dans différents groupes auxquels une alimentation différente a été fournie (farine de base seule ou avec des noisettes, des grains d’orge, des grains de maïs…).

Les résultats de ces essais vont permettre de tester plusieurs hypothèses (ci-dessous) :

Hypothèse n°1 : Est-ce que les éco-indicateurs sont susceptibles de distinguer des différences subtiles dans les régimes alimentaires ?

 Travaux en cours…

Hypothèse n°2 : La consommation de végétaux abrasifs et coriaces a t-elle une influence sur l’usure dentaire à l’échelle macroscopique et microscopique des prémolaires et molaires ?

Travaux en cours…

Hypothèse n°3 : La consommation faible à modérée de plantes type C4* a t-elle une influence sur la composition isotopique des tissus dentaires ?

Travaux en cours…

*source de nourriture essentielle pour les primates fossiles

Hypothèse n°4 : La consommation de graines dures a t-elle une influence sur l’usure dentaire macroscopique et microscopique des prémolaires et des molaires ?

Protocole : Echantillons de 29 porcs répartis en 4 groupes auxquels une alimentation différente a été fournie : 10 noisettes non décortiquées par jour, 20% de grains de maïs, 30% de grains d’orge ou 100% de farine de céréales. Pour chaque spécimen, les facettes coupantes et écrasantes des molaires et des prémolaires déciduales ont été étudiées.

Résultats : L’analyse par sous-échantillonnage montre que la consommation de différentes graines génère des micro-usures différentes, impactant principalement les paramètres liés au relief des surfaces d’usure. L’association des facettes coupantes et écrasantes dans les analyses permet de mieux distinguer les différents groupes.

Pour en savoir plus : https://doi.org/10.1016/j.palaeo.2021.110415

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